La pequeña identidad

Primer lugar simposio de artes multidisciplinarias

La Petite Identite from Paolo Almario on Vimeo.

El día de ayer fue la premiación de la sexta edición del simposio de artes multidisciplinarias. El evento se hizo en el CNE (Centre national d’Exposition) de Jonquière (pueblo vecino a Chicoutimi).

Eran dos días de producción para llegar a una obra final. Calificaban originalidad, dominio del material de producción, coherencia con la temática “momento cinético” e interacción con el público asistente.

Mi propuesta fue la creación de un objeto interactivo, un cubo que lo llamé “la Petite Identité” (la Pequeña Identidad). Tiene una luz a su interior que cambia de acuerdo al sonido que la rodea. Si por alguna razón el sonido es demasiado alto, si el ambiente se torna hostil o violento, la Petite Identité se vuelve roja como respuesta.

Cuando la gente se acercaba, les proponía la reflexión: “Todos somos identidades que cambiamos de acuerdo a lo que pasa alrededor de nosotros, cambiamos de color de acuerdo a situaciones específicas, qué sería entonces para nosotros responder a un ambiente violento u hostil? qué sería para nosotros volvernos rojos? Cómo respondemos a la violencia? Una identidad es estacionaria, pero su estructura interna siempre está cambiando, es un movimiento constante, es un momento cinético”.

En algún momento se me preguntó por qué me interesa el tema de la violencia, les comenté que junto con mi familia hemos pasado, y seguimos pasando, por persecuciones, amenazas, intentos de asesinato, momentos hostiles y violentos. Así que para mí responder a esos ambientes difíciles, actuar en consecuencia, cambiar de color, “volverme rojo”, es hacer arte y mostrarle al mundo que la violencia no siempre genera más violencia, la violencia es una elección, la violencia no es nuestra elección.

Quedé de primero entre 14 artistas de la región :).

 

Français:

Hier était la remise de prix de la sixième édition du Symposium d’Arts Multidisciplinaires. L’Évènement a eu lieu au CNE (Centre National d’Exposition) à Jonquière.

Il s’agissait de deux jours de production pour arriver à une œuvre finale. Pour choisir les gagnants, le jury prenait en compte l’originalité, la connaissance du matériel utilisé, la cohérence avec la thématique « moment cinétique » e l’interaction avec le public.

Ma proposition était la création d’un objet interactif, un cube que j’ai appelé « La Petite Identité ». L’objet a une lumière à son intérieur qui change selon le niveau du son du contexte immédiat. Si à un moment donné le son commence à devenir trop fort, s’il devient du bruit, en rendant l’environnement hostile ou violent, « La Petite Identité » agira en conséquence et deviendra rouge.

Lorsque les gens s’approchaient de moi, je leurs proposait la réflexion suivante : « Nous sommes tous des identités qui changent selon ce qui se passe au tour de nous, nous changeons de couleur selon des situations spécifiques. Ça serait quoi, alors, pour nous répondre en conséquence à un environnement hostile ou violent? Ça serait quoi pour nous devenir rouges? Comment nous répondons à la violence? Une identité est toujours stationnaire, mais sa structure interne est toujours en train de changer, c’est un mouvement constant, c’est un moment cinétique ».

À un moment donné deux personnes m’ont posé la question à propos de mon intérêt pour la violence. Je leurs ai répondu que ma famille et moi, nous avons vécu et nous vivons encore des persécutions, des menaces, des attentats contre nos vies. Il s’agit de moments hostiles et violents. Donc, pour moi, répondre à ces environnements difficiles, agir en conséquence, changer de couleur, « devenir rouge », c’est faire de l’art et montrer au monde que la violence ne génère pas toujours violence, la violence n’est qu’un choix, la violence n’est pas notre choix.