Marmelade
Marmelade : Cour suprême est la première version (2018-2021) de Marmelade, une installation autodestructrice qui invite le public à s'asseoir et à déguster du pain avec de la confiture colombienne pendant qu'une machine robotique détruit systématiquement des portraits en mosaïque. « Marmelade », et la manière dont elle se tartine, est une métaphore utilisée par les Colombiens pour parler de la corruption au sein du pouvoir politique du pays.
Cette version présente sept portraits : les magistrats de la Cour suprême de justice de Colombie qui ont autorisé l'arrestation du père de l'artiste en 2012. Considéré comme prisonnier politique, il a passé neuf ans derrière les barreaux à la suite de fausses accusations, avant d'être libéré en 2016. Poursuite de la série -formé (2013-2016), cette version est née du mouvement activiste par lequel l'artiste cherchait une attention internationale pour le procès de son père.
Présentée à trois reprises (Le Lieu, Québec, 2018; BIECTR, Trois-Rivières, 2019; L'Écart, Rouyn-Noranda, 2021), la version porte aujourd'hui une charge supplémentaire : depuis 2023, au moins trois des juges représentés ont eux-mêmes été poursuivis pour corruption, l'un d'eux étant incarcéré et un autre ayant fui au Canada.
Portraits de la série
- Javier Zapata Ortiz
- Jose Leonidas Bustos
- Gustavo Enrique Malo Fernandez
- Luis Guillermo Salazar
- Fernando Castro Caballero
- Maria del Rosario Gonzalez
- Luis Barcelo Camacho